"Je me sens coupable de garder mes lunettes noires de vagabond solitaire alors que la majorité de mes très chers compatriotes ont choisi de remettre leurs vieilles lunettes roses à travers lesquelles on peut voir les pitreries masturbatoires de la sociale en train de chanter c'est la turlutte finale"   (HFT)       
Jeudi 1 octobre 2009

Ah les vauriens ! Ils sont de retour les salopiaux de bureaucrates syndicaux à 30 centimes et s’ils pensent qu’ils vont pouvoir continuer leur manège indéfiniment, ils rêvent. C’est vraiment un agglomérat de défection d’urubus qui leur sert de cerveau, ma parole. Sans déconner les aminches, c’est pas possible de continuer à se faire prendre pour des jambons de la sorte, il va falloir qu’on ressorte la boite à claques au plus vite pour se sortir fissa de ce cloaque. Bon d’accord, je m’explique, je recontextualise ma colère :

            Au départ, y a la grande grogne de 2008 quand toute la communauté éducative s’est mise en marche pour réclamer les moyens nécessaires pour que les écoles de notre pays soyent assez convenables pour éduquer comme il faut toute la marmaille du coin. Je rappelle pour mémoire, qu’après des mois de lutte acharnée, les bureaucrates syndicaux ont renvoyer tous les camaros pleurer dans leurs cases en expliquant doctement que c’était pas le bon moment pour foutre le vrai bordel et que « non ! On ne peut pas bloquer les exams comme le bachot à cause que ça ferait du tort aux minos »… du coup walou… on s’est fait mettre sans consentement jusqu’à l’os que j’en ai encore du mal à m’assoir….

            Deuxième acte : l’année suivante, rien. C’est les patrons qui nous font la leçon. Ils bloquent tous le pays pour réclamer la baisse du prix du pétrole afin de pouvoir s’en foutre encore plus plein les fouilles. Les bon bougres et les bonnes bougresses suivent, plutôt forcés… l’Etat met la main au portefeuille avec nos sous de pauvres clampins contribuables et refile un max à la SARA… Résultat : opération réussie pour tout le monde ou presque. Les patrons, les industriels du pétrole et le gouvernement s’y retrouvent et retombent sur leurs pieds grâce au bon peuple, éternelle vache à lait des accapareurs de ce monde…. Y a bien que les prolos qui, une fois de plus, se sont fait mettre sur toute la ligne sans rien comprendre… Honte aux grosses centrales syndicales de travailleurs qui ont laissé faire passivement en bavant….

            Acte suivant : à la rentrée 2009, les administratifs du rectorat se mettent en grève à cause qu’on leur demande d’abattre de plus en plus de taf sans embaucher de collègues supplémentaires, pire on leur supprime même des effectifs. Rien de très nouveau sous notre soleil équatorial, feront remarquer les plus perspicaces. Bref, c’est la panique au rectorat, le site est bloqué et, comme à son habitude de lâche, le recteur Wacheux se réfugie dans l’ancien fief de Cépérou.

Faut reconnaître à sa juste valeur que c’est balaise de partir en grève reconductible dès la rentrée mais seul ça sert à rien… C’est étrange comme il faut sans cesse rabâcher les mêmes évidences en matière de luttes sociales. D’abord, à même cause mêmes effets. Ensuite, même patron même combat. Une fois que tout le monde à gober ça, on y va et on fait pas semblant parce qu’en face les simagrées de nos bourriques de représentants syndicaux ça les fait bien poiler…

D’ailleurs, j’imagine déjà la tête du ministre en recevant la lettre de délation des fessus, il doit encore se pisser dessus de rigolade en se disant avec raison que tant que les syndicats « majoritaires et responsables » n’en sont qu’a faire des bafouilles ou des pétitions pour dénoncer les agissement d’un recteur qui ne fait qu’appliquer les directives du gouvernement qui l’a nommé pour ça, ils sont pénards et peuvent annoncer tranquillos que l’année prochaine encore 34000 postes de fonctionnaires, dont la moitié dans l’éducation nationale, vont être supprimés.

Je vous le dis tout net : y en a marre de ces méthode de mou du cul, y en a marre des pétitions, y ‘en a remarre des lettres ouverte, y en a ras le bol des conférences de presse, nou bon ké sa, nou tchou plen… pour que tout le monde comprennent. Et puis surtout y’en a plus que marre des journées de grève télécommander par la hiérarchie des bureaucrates syndicaux. Je suis fatigué de grever et de défiler en rang, bien gentiment, une journée par mois. Y’en a marre d’attendre que les peigne-culs de représentants syndicaux aient fini de bavasser avec les cravateux alors que c’est l’heure du casse-dalle. Y en a marre d’attendre pour s’entendre dire, « y a rien, mais rentrez chez vous on s’occupe de tout ». Faut qu’on se prenne en main sinon c’est encore la défaite qui nous attends. On n’est pas des moutons, bordel de dieu. Faut pas compter sur moi pour obéir au mot d’ordre de syndicats qui n’osent pas se bouger vraiment pour gagner rapidement alors que toutes les conditions étaient réunies pour qu’une assemblée générale de personnels en lutte voit le jour la semaine dernière. Car la vérité, c’est que ça les fait flipper que les collègues puissent eux-mêmes décider d’actions fortes… En France, y a des dépôts de bus qui crament, y a des sous-préfectures saccagées, y a des milliers de litres de lait qui se déversent, y a des patrons séquestrés, des champs volontairement fauchés, les désobéisseurs s’organisent malgré les sanctions pour résister collectivement aux inepties gouvernementales. Alors, n’attendons pas que certains choisissent la méthode France-télécom. Si on veut être entendu, ici en Guyane, va falloir se sortir les doigts du cul et passer à la vitesse supérieure.

A bon entendeur...

 

 

Par Le Père Spicace
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Vendredi 31 juillet 2009

ça y est les aminches, j’y suis, c’est enfin les congés. Après une année à turbiner comme un malade (ou à se rendre malade, j’sais plus…) me voilou en vacances les arpions à la baille, la caboche à casquette abritée du cagnard par la pinède dans un patelin de la cote girondine archi bondé de tourlos. Petit concert de bienvenue un soir à la fraiche : un petit groupe de rue nous joue son tube de l’été enguise de bienvenue :

« En voiture…

Tout le monde à la plage

Il faut bien faire une trêve

Car dès le mois de septembre c’est la rentrée des grèves…

Lalala bling bling pouet pouet !!! »

Lalala bling bling pouet pouet de La honte de la famille accessible sur http://www.myspace.com/lahontedelafamille


N’empêche y en a qu’attendent pas septembre pour se bouger le fion et s’y j’en crois cette carte de la météo sociale chopée dans le canard du coin (coin), ça chie un peu partout dans l’hexagone. On dirait qu’y a gavé de gaziers qui sont pas près de prendre le chemin des villégiatures d’été. Mais s’ils n’ont plus de taf ou vont pas tarder à le perdre, les prolos ont de la ressource pour s’occuper et se faire entendre. D’ailleurs la situation est tellement pourrie que même les cadres s’y mettent, c’est dire. Ça innove encore dans les pratiques de la dure lutte sociale. Après la séquestration de patrons, ils font maintenant dans le chantage à la destruction des moyens de production. Après ceux de New Fabris dans la Vienne c’est au tour des salariés de la société JLG dans le Lot et Garonne d’avoir recourent à la technique de la bouteille de gaz.


« Le gaz est aussi de la fête

Si l’on résiste à mes joyaux,

Au beau milieu de la tempête

Je fais exploser des boyaux »
Le père Lapurge
de Constant MARIE


Les bons bougres n’en sont même plus à vouloir défendre leur turbin, ils demandent juste des indemnités pour partir dignement. A 30 000 euros réclamés par tête pipe ça ressemble plus à du parachute en carton qu’à la révolution en marche. Enfin… c’est déjà ça de pris sur le pactole des actionnaires qui, eux, vont encore s’en foutre plein les fouilles…

Et pendant que la France qui bosse tente de faire vivre la lutte des classes, y a mézigue, pénardos et sans vergogne, qui se la joue plutôt lutte des glaces. Et ouais, parce que vu le nombre hallucinant de clampins au mètre carré sur la plage, ça pas l’air d’être la crise pour tout le monde. Faut même violemment jouer des coudes pour pouvoir s’enfiler une glace au citron ou une gaufre au chocolat dans cette cohue… trop dure la vie…

Bon faut dire que moi, je vois tellement personne dans l’année (même que quand on fait une manif à plus de 300 pélos on est content) alors là, je suis servi. Du monde j’en vois par dizaines de milliers concentrées dans le même kilomètre carré. Et là, les toutristes, faut que je vous avoue que je vous trouve pas trop fut’fut’. Faut même être un peu barjot pour profiter des vacances comme ça. J’explique… ici la plage est SURVEILLEE par des… CRS, la compagnie des rascales sécuritaires. AAARRRGGGHHH !!! Des keufs, des condés, des cognes, des schmitts… ils sont là, sur la plage, sur des miradors et même dans l’eau avec des sifflets et dès qu’un intrépide veut prendre une vague hors de la zone réglementaire ou aller nager derrière la barre, il se fait méchamment rappeler à l’ordre par un poulet mouillé en slip bleu qui visiblement n’est pas là pour rigoler. D’ailleurs, moi non plus ça me fait pas franchement poiler de voir là les navets qui toute l’année nous ont canardé de lacrimo et joué du flashballe à l’œil au moindre rassemblement politique. Y en a pourtant que ça fait même pas tousser de les voir encore plus nombreux dans le décor de leur vacances… Car ils sont partout les poulagas, à pied, à vélo, en voiture et même à cheval, ils se fondent dans le paysage. Tous les ans ils prennent d’assaut l’école du patelin, non pas pour y retourner enfin s’instruire mais pour y faire leur QG. Heureusement, une signalétique appropriée nous prévient dès qu’on approche du sinistre édifice, panneaux « stop » et « sens interdit » nous accueillent. Nouveauté 2009, ils ont construit pendant l’hiver ce qui ressemble étrangement à une cellule. Bienvenue en Sarkozie les tourlos et bonnes vacances… Certes, ça fait un peu moche dans la cour de récré mais ça pourra toujours servir aux collègues lors de la prochaine grève pour y séquestrer l’inspecteur d’académie.

« Mais qu’est-ce que t’es allé foutre dans ce bled pourri où tout le monde s’agglutine sur 200 mètres de plage encadré par plus de flics qu’à un contre-sommet strasbourgeois ? » serait-on en droit de se demander…

Faut avouer qu’ici c’est aussi le paradis, il suffit d’enfourcher un biclou, de prendre la piste cyclable, de faire quelques kilomètres dans la pignada, au bon endroit tu balances ton guingue dans un buisson et tu crapahutes un peu dans les dunes et là, c’est le bonheur, y a dégun sur la plage même au plus fort de l’été. A oilpé, tu peux enfin profiter du bonheur d’avoir le temps de rien foutre sauf aller te jeter à la baille quand le cagne tape pire qu’un roussin, loin des cons qui se laissent fliqués jusque dans leurs loisirs et des turpitudes des blaireaux qui veulent nous gouverner et qui s’étalent en short dans les journaux…

Vive les vacances !!!

Par Le Père Spicace
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Jeudi 18 juin 2009

Par Le Père Spicace
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Mercredi 17 juin 2009
Un petit montage d'images glanées de ci de là sur la toile pour illustrer la chanson "Le flicophopbe"

Par Le Père Spicace - Publié dans : Les vidéos du Père Spicace
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Mardi 16 juin 2009
Voili une petite vidéo de ma version du Père Lapurge de Constant Marie...
Bon, je sais, le son est complètement pourave et ça n'a aucune utilité mais c'est juste pour montrer que je sais mettre des vidéos en ligne, trop la classe... vive le progrés


Le Père Lapurge par le Père Spicace
envoyé par nano5. - Regardez plus de clips, en HD !
Par Le Père Spicace - Publié dans : Les vidéos du Père Spicace
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